06/09/2006

Nue

J’enfile un pull trop large pour moi

Ma peau trop large pour mes os

Vu le « trop » que j’ai laissé partir à grand pas

Tant mieux pour moi d’ailleurs

Je suis légère

Je regarde par la fenêtre de ma vie

Derrière, devant

Je ne sais plus et ne veux pas savoir

Ce qui se passe « maintenant » est trop bien

Est très bien

Je n’ai pas besoin de me plaindre

Les cauchemars sont au loin

Je n’arrive plus à distinguer

Les ombres de mes souffrances

Le signe que je suis en grande partie guérie

Sans doute

J’ôte mon pull, il fait trop chaud ici

Je regarde mon corps

nu

Ma peau bientôt ne sera plus lisse

Aucune cicatrice

Tant mieux

Des bras m’enlacent

C’est toi

Et on regarde tous les deux par la fenêtre

Derrière, devant

On ne sait plus et on ne veut pas savoir

Ce qui se passe est meilleur

Le meilleur

11:43 Écrit par marie@ dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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