22/01/2005

je jongle avec les mots ...

silence
puis action
je marche à reculon
oui mais pas trop vite
regarde en avant
absolu ment
déballe les caisses
  accepter qui je suis
  accepter qui je suis
   accepter qui je suis...
    accepter qui je suis 
     accepter qui je suis
      accepter qui je suis...
        accepter qui je suis
         accepter qui je suis
          accepter qui je suis...
           accepter qui je suis
            accepter qui je suis
             accepter qui je suis...
              accepter qui je suis
               accepter qui je suis
                accepter qui je suis...
encore le silence
le silence toujours
retrouver mon amour
pour moi seule
pour toujours
sans jamais me quitter
ni me faire un faux bon
m'accepter et m'aimer
s'en foutre de ce qui n'est pas bon
vivre avec vivre sans vivre avec vivre sans vivre avec vivre 
sans foi ni loi
ni toi ni moi
vide
avancer parce qu'il faut
pas par défaut
par conviction
par décision
ça ne tombera pas du ciel
même si ma voix est éternelle
ça ne viendra pas tout seul
c'est aussi fragile qu'une feuille...
qui tombe, flétrit et s'enfuit dans la terre...
avance...
ne rien demander
foncer comme un taureau
se prendre une gamelle
et pas une pelle
tomber
se relever
se soigner
guérir
se relever
garder la tête haute
rature
faute
recommencer
garder la foi
tout est possible
même pas pour moi
tuer tuer tuer tuer tuer tuer tuer tuer...
Pire ?
nuire à ma santé ...
regardez bien cette image...
on ne dirait "rien"
pourtant elle a mal
au ventre
comme si il n'était jamais parti
toujours un reste
jamais sûr de rien
mal au ventre aux tripes aux ovaires
j'ovule ovale
pour pas être normal
mal au ventre
tendre chaire qui gonfle
pour combler les trous
trouver les pièces manquantes
absolu ment elle
n'est pas à vendre
cette œuvre d'art l
le programme disait : "affiné"
comme c'est étrange
on dirait que le visage est figé
sur une attitude "zen" "amoureuse"
peut-être bien dans sa peau
enfin comme si
manque manque manque manque manque manque
manque manque manque manque manque manque
manque manque manque manque manque manque
de rien... ou de tout...
poussière
une noire de plus en plus infime
à néant réduite
chacun a ça sous le nez
ça pend
au nez
comme une larme qui va couler salée ...
comme un escargot
repliée à l'intérieur
qu'est-ce qu'on est bien...
enfin pas mal
c'est l'un ou l'autre de toute façon...
ça serre un peu
un peu à l'étroit
mais ça permet de se retrouver soi...
mmmm... que c'est bon
mais ça n'en finit pas
crise
deuil
pleurs
joies
mains
tendues
ouvertes
fermées
cloisonnée
castrée
chasteté
objet
convoitée
con
voiX
thé
il est cinq heures
c'est l'heure !
devant
pas derrière
devant
devant en avant l
es yeux rivés vers devant
sans se retourner
vas de l'avant
ne pense plus à
ne fais pas ceci
ne regrette rien
ne te renferme pas
ne sois rien
ne ferme pas la porte
ne ne ne ne ne ne ne
et encore beaucoup de choses innombrables
qu'on ne peut pas énumérer...
devant
regarder devant soi
pourtant, il fait partie de ce que je ne peux pas faire
de ce que je ne peux plus supporter qu'on me dise
qu'on me foute la paix
qu'on me laisse regarder derrière si j'en ai envie
voir ce qui ne va pas
l'accepter
le comprendre
l'aimer peut être ce foutu je ne sais quoi
qui erre dans ma tête et qui ne part pas
parce qu'il fait partie de moi
des ombres peut être
qui le couvre de draps opaques
pour que je ne vois pas ce qui ne va pas chez moi
ce qui me manque à moi
ce avec quoi je devrai vivre
comme vous comme elle comme toi
le manque
c'est comme cela que cela s'appelle
le manque qui est en chacun 
qu'on ne peut pas combler
c'est là c'est là c'est là c'est là !

silence ...
chut...
je ne dis plus rien
de peur de dire mal
je me tais
c'est pour cela que je me tais
c'est toujours pour cela que je me tais
pour ne pas dire non...
je dis oui
je suis venue te dire que je m'en vais
personne n'y pourra rien changer
je ne sais plus qui est parti le premier
mais je m'en fous
je m'en vais
j'abandonne ce que j'avais déjà laisser sur le côté
je m'en vais
je pars en voyage
vers un au-delà
vers le ciel
chanter tout bas tranquille paisible presque inerte presque morte
je m'en vais !





10:18 Écrit par marie@ | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Nouveau look ! Génial à souhaits.
Dis donc, il t'en a fallu du temps pour te maquiller autant de fois ?
Vraiment coloré.
Bien à toi.
Jean-Pierre

Écrit par : Jean-Pierre | 22/01/2005

Le poids des mots... Ce texte crie de vérité, de mots simples, de phrases courtes, de sentiments que toutes nous avons, un jour, ressentis si fort, dans le creux de notre ventre. Vraiment, un très beau texte.

Et puis, une bonne idée ce blog qui change ainsi de look.

Écrit par : Hollynx | 23/01/2005

merci jean-Pierre et lol merci hollynx...
j'aime aussi...
un rose de saison... tendance paraît-il...
doux, calme... serain..;
et qui berce...
le texte...
l'inconscient parle, il n'y a rien de plus fort

Écrit par : marie@ | 23/01/2005

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